SBS Skateboards presents Andrew Pommier
Nouvelle vidéo consacrée à Andrew Pommier! Souvenez-vous de sa très belle expo à Spacejunk… retour également pour l’occasion sur une interview qui lui avait été consacré dans Cultzine.
SBC Skateboards share his new artist profile video dedicated to Andrew Pommier. Remember his show at Spacejunk…
Artist Profile: Andrew Pommier from SBC Skateboard on Vimeo.
Interview d’Andrew Pommier :
La Board culture ?
J’ai commencé le skate à treize ans, mais je n’imaginais pas que ça allait me conduire à l’art. L’art pour moi c’était des choses faites par de vieilles personnes mortes, et qu’on accrochait dans les musées. Comme tous les gosses, je voulais être skateboarder professionnel, mais je n’ai jamais atteint un niveau suffisant.
L’art ?
Je suis rentré à l’école d’art en pensant devenir graphiste. Et dans cette école d’art, tout un monde s’est ouvert pour moi. Je n’avais jamais feuilleté un magazine d’art. Quand j’allais chez le marchand de journaux, je n’achetais que des magazines de skates, tous les magazines de skate, tous les mois. J’étais tellement dans le skate que je ne voyais rien d’autre. Quand j’ai été à l’école d’art, tout d’un coup je me suis dit:«Oh,my god!Il y a tellement de choses ici dont je n’avais même pas idée ! ». En intégrant l’école d’art, j’ai appris ce qu’était un peintre et j’ai compris que c’était ce que je voulais faire. J’aimais toujours autant (et j’aime toujours) le skateboard. Je voulais suivre ces deux voies et trouver un moyen de les faire se rejoindre.
L’art & la boardculture ?
J’ai commencé à faire de l’art à un moment où ma génération de skateboarders a commencé à voir les choses autrement. Quelqu’un comme Aaron Rose qui tenait la Alleged Gallery à New York, il était connecté au monde du skate, c’est le parrain du skate-art. New York est un des grands centres artistiques et lui était capable de faire des connections entre les deux univers. C’est grâce à son travail que les gens ont commencé à voir l’aspect créatif du skateboard. Au final, il y avait suffisamment d’artistes avec un travail intéressant pour en faire une industrie.
Des silhouettes sur des fonds en aplat ?
J’ai toujours dessiné sur des carnets de croquis. Sur mes carnets, je dessine seulement un personnage, je ne fais pas de décors. Je ne suis pas un conteur. J’ai toujours été un grand fan du minimalisme, de Mark Rothko ou Robert Ryman. Un torse humain c’est des épaules larges et au dessus une tête, cette connexion est très facile à faire.
Des silhouettes avec des yeux réalistes ?
La thèse de l’exposition était l’idée du masque. Un masque a un double but. L’un est de se cacher, et l’autre est un but agressif. Vous voyez le genre de cagoules pour le ski que les voleurs utilisent aussi ? Tout ce que vous voyez ce sont les yeux et la bouche, vous ne voyez les autres traits du visage.
Le même style sur skate et sur bois ?
En général oui. Mais l’exposition est très différente de ce que je produis pour le skate. Mon but en faisant des expositions est de séparer encore un peu plus les deux pratiques. Mettre d’un côté ce que je produis pour les skates ou des T.shirts et de l’autre le travail purement artistique.
Propos recueillis par Karine Beddouk pour “Cultzine”